On en compte officiellement plus d'une soixantaine : baoulé, bété, dioula, sénoufo, dan, agni, adioukrou, guéré... La Côte d'Ivoire est l'un des pays les plus riches du monde en diversité linguistique. Pourtant, sous l'effet de l'urbanisation, de la scolarisation en français et de la mondialisation, plusieurs de ces langues voient le nombre de leurs jeunes locuteurs diminuer de saison en saison.
1. Une langue qui s'éteint, c'est tout un univers qui disparaît
Quand un aîné locuteur d'une langue rare s'éteint, il emporte avec lui des siècles de savoirs : remèdes, proverbes, chants rituels, noms des plantes et des étoiles. La documentation orale est donc une course contre la montre. Chaque enregistrement conservé devient un trésor pour le futur, consultable par les linguistes, les familles et les écoles.
2. La technologie au service de la pédagogie
Plutôt que d'imposer l'anglais ou le français comme seules langues de l'avenir, Kandanya montre que l'Afrique peut suivre sa propre voie numérique. Les contes interactifs, la transcription et la validation croisée créent un pont entre les générations : les anciens racontent, les jeunes digitalisent, et les enfants de la diaspora réapprennent leurs racines.
3. Rejoindre le mouvement des Gardiens du Patrimoine
Vous parlez une langue ivoirienne ou vous souhaitez la sauvegarder ? Votre action compte, même petite : enregistrer un proverbe entendu au village, transcrire un conte familial, valider la prononciation d'un débutant. Chacun devient un maillon essentiel de cette immense chaîne de transmission.
« Un peuple sans mémoire est un arbre sans racines. Enregistrer sa langue, c'est planter des racines pour demain. »
— Proverbe Sénoufo
Agir dès aujourd'hui pour notre patrimoine
La Côte d'Ivoire est une mosaïque dont chaque langue est une pièce irremplaçable. Ensemble, à l'école, à la maison et sur les plateformes numériques, nous pouvons garantir que ces voix continueront de résonner pour les générations à venir.

